Jean-Jacques Lequeu : le songe prend chair

Il est rare de pouvoir rêver les rêves d’un autre. Cela n’arrive qu’à la faveur d’une certaine alchimie, lente fusion de hasards, de talents et d’obstinations. Car il faut que le rêveur originel ait suffisamment pris ses songes au sérieux pour leur donner force de réalité, y dégager un chemin de traverse à même de nous faire pénétrer à pas lents dans des bocages formés d’arbres précieux et bordés de primevères, de narcisses et de jacinthes fleuris. C’est à peu de chose près ce que nous propose la rétrospective inédite de Jean-Jacques Lequeu dans l’écrin du Petit Palais, où sont exposées 150 feuilles de cet architecte-dessinateur qui, s’il n’a jamais construit un édifice pérenne, a bâti un monde.

Castor…

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