Jarmusch et le cadavre de l'Amérique

On se demandait à quoi ressembleraient les zombies passés à la moulinette faussement désinvolte du cinéma de Jim Jarmusch. Sans le renouveler, le réalisateur rend hommage au genre et en profite pour régler son compte au rêve américain.

Le bruit entêtant des roues sur
les rails, la métamorphose progressive du paysage, l’allure changeante des passagers:
en 1995, en ouverture de Dead Man, Jim Jarmusch
nous plongeait en quelques plans dans les tréfonds de l’Amérique. Destination:
Machine, la bien nommée. Avec son usine, son saloon et ses rues boueuses, la
petite ville du Far West incarnait l’envers du mythe de la conquête de l’Ouest.
Un mythe plus mort que vivant, à l’image d’un Johnny Depp vite réduit…

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