Andromeda propose du sexe et de la romance

Lorsque Bioware a annoncé Mass Effect Andromeda, la plupart des fans n’en avaient rien à faire de l’histoire ou des combats. Tout ce qu’ils voulaient savoir était « avec quels aliens je vais pouvoir coucher cette fois-ci ? ».

En effet, vous pouvez coucher avec quelques aliens dans ce nouvel opus. Comme dans beaucoup de jeux de Bioware avant celui-ci, Andromeda vous permet de créer des relations avec vos partenaires allant jusqu’à la romance, et donc des scènes d’amour torride.

 

Attention, spoilers donc !

Tisser des relations amoureuses 

On peut donc flirter tout de suite avec un personnage que l’on vient pourtant tout juste de rencontrer. C’est un peu bizarre et flippant sur le coup, mais ça permet bien des moments originaux et des situations cocasses. Mais comme dans la réalité, pour obtenir l’élu de votre cœur, il faut persévérer et ne pas hésiter à revenir vers le personnage en question pour espérer obtenir un petit peu de son amour. En effet, si vous laissez…

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  1. ARTHUR RIMBAUD : CE PORTRAIT QUI NOUS EMEUHHHH !
 (selon Franck
    Ferrand in Paris Match)



    « Quand l’ombre bave au bois comme un mufle de vache » :
    A.Rimbaud.

    

Sans doute est-ce pour achever en beauté 2015 (putain
    d’année !), que Franck Ferrand nous livre, sur le site de Paris-Match, une
    « version du pauvre » de l’éternelle historiette du portrait retrouvé du
    maudit poète. 

Malheureusement, n’est pas Jean-Jacques Lefrère qui veut !
    

Devant le portrait ici présenté, l’on ne sait d’abord s’il faut rire ou
    pleurer, ou plus
utilement conseiller au découvreur – et à son thuriféraire –
    d’aller consulter de toute urgence un ophtalmo (début de DMLA ?). 

Même
    si Lefrère s’est en définitive tout autant trompé, du moins son «
    Rimbaud » d’Aden offrait-il une certaine ressemblance avec le poète, un
    visage à peu près acceptable pour défendre sa thèse. 

Or point de tout
    cela, ici ! 

Cet homme ressemble en effet plus à mon trisaïeul (Antoine
    Rambaud dit Circetaud), photographe professionnel à ses heures, qu’à
    Arthur Rimbaud, poète aux siennes.

« Quel regard ! » : s’exclame Franck
    Ferrand, d’évidence encore tout émerveillé des
agapes de son réveillon. Pour
    cette (seule) raison, nous lui pardonnerons, volontiers, cette faute de
    goût et ce faux-pas. Petit détail, notons que la personne exhibant à
    l’image la photocarte a préféré enfiler des gants afin de ne laisser
    aucune empreinte compromettante ! Comme nous la comprenons !
    

Les personnes ayant quelque peu suivi l’histoire du soi-disant portrait
    de Rimbaud
à Aden, retrouveront ici, traits pour traits, les inévitables
    travers, biais de présentation et autres amalgames qui, à l’époque,
    parsemaient les articles (foutrement plus copieux) de Jean-Jacques Lefrère
    et de Jacques Desse. On peut même parler de véritable copié-collé, tant
    pour le fond que sur la forme.

    Pastiche ?

 Comme un petit quelque chose de « déjà-vu
    »…

Qu’écrivaient donc, en 2010, les libraires Desse et Caussé, à propos
    de leur photo
d’Aden ? Quel élément de pure subjectivité présentaient-ils comme
    facteur déclenchant de leur réflexion : le fameux regard déjà-vu ! «
    L’intensité de son expression, ce regard sans aménité nous rappelle
    quelqu’un ». 

Même formulation dans l’article de Ferrand : « Ce regard,
    Carlos est à peu près certain de l’avoir déjà vu. Mais où ? ». 

Ce
    regard unique … (et petit plus ici : le nœud de cravate
    idem).

Ferrand poursuit alors sur la veine « pierrebellemaresque » qui
    fait son
succès radiophonique : « Regard étrange. A la fois profond
    et absent. Vague et pénétrant. Le regard lointain d’un visionnaire, ou
    bien d’un voyageur…Soudain, le cœur de Carlos se met à battre à tout
    rompre (mince, il va aussi lui falloir consulter le cardiologue). Et si ce
    regard singulier, envoûtant, ce regard qui le hante depuis des jours maintenant
    était celui de l’homme aux semelles de vent  ?». C’est beau comme du Verlaine
    !

Dans un style (aisément) moins grandiloquent, Lefrère évoquait : «
    celui qui est assis sur la droite (…) attire l’attention, tant par
    la singularité de son attitude que par l’intensité de son expression » et
    qualifiait déjà ce regard d’absent. Etc… 

Quelle dose de naïveté
    faut-il donc garder pour croire qu’à toute heure, en toute
circonstance, un
    poète se doit de présenter, au monde, un infrangible et
inoubliable regard de poète
    ? 


    Nous passerons – sans nous y arrêter plus que cela ne
    mérite (lire tous les articles
précédents sur mon blog http://rimbaudetaitunautre.blogs.dhnet.be/

    
, car là également le copié-collé suffit) – sur les
    inévitables pseudo recherches,
expertises à la « mords-moi le nœud » et autres
    billevesées à deux balles étayant l’argumentation (?) développée (?) par
    Carlos Leresche et reprise en bloc (de foie gras ?) par Franck Ferrand :
    les inévitables portraits superposés, les experts en tout et en rien :
    spécialistes de Greuze, Dame Cartier-Bresson de la maison de la
    photographie, Sieur Bertillon et son gendarme assermenté, sans oublier le
    dorénavant incontournable expert en analyse biométrique et anthropomorphique
    (Brice Poreau – et son e-pied à coulisse – enfin sauvé des eaux ?).
    

Dépassons à présent le bla-bla, les écrans de faux savoirs et de vraie
    fumée de ces
articles d’un jour, aussitôt lus, aussitôt repris – sans
    vérification – par les confrères (par exemple Le Figaro qui n’en est pas à
    son galop d’essai) et tout aussi vite jetés. 
Venons-en à l’essentiel !
    Arthur Rimbaud peut-il ou non être dans l’album de photos de Liane de
    Pougy ? 

Voilà, en effet, la vraie question, la seule question, celle
    qui, une fois résolue, nous
fera prendre en considération – ou non –
    l’hypothèse défendue par Franck
Ferrand (journaliste spécialiste d’histoire),
    celle qui tant fait bondir le cœur de Carlos Leresche. L’auteur de
    l’article reconnaît, en effet, que 2 initiales (AR) constituent 
tout de même
    un indice un peu faible – quoique « bienvenu » (excellente private joke !) –
    pour identifier le poète « à la culotte au large trou et aux élastiques
    contre son cœur ». 

Et là, il n’est nul besoin d’être spécialiste du
    maudit poète ou de la grande horizontale pour comprendre l’impossibilité
    d’une quelconque rencontre de Rimbaud et de l’hétaïre. Quelques dates de
    leurs biographies respectives suffisent en effet pour balayer, d’un
    revers ganté de blanc et de main, cette hypothèse. 

Comment, sinon
    sous l’influence mal dissipée de tenaces petites bulles champenoises, avez
    vous pu, Monsieur Ferrand, laisser échapper ces quelques lignes : « On
    ignore comment il aurait rencontré Liane qui, à 22 ans, a déjà
    tous les hommes à ses pieds. Lors de quel départ, de quel retour, de quel
    transit parisien, il conviendrait de le situer ». N’était-ce donc pas
    précisément de ce côté qu’il aurait fallu commencer la recherche ? Que de
    mots perdus !

Je serai, quant à moi, concis. 

Arthur Rimbaud
    quitte la France, en 1879, pour Chypre puis Aden et l’Abyssinie. En
1879, Liane
    de Pougy (de son nom de paix, Anne-Marie Chassaigne) a 10 ans ! Oui : 2
    fois 5 ! Vous conviendrez qu’il y a donc peu de chances que la pitchoune –
    même plus éveillée que la moyenne – possède alors une photo d’Arthur
    (parfait inconnu), au chaud, dans son livre de messe. 

Or Rimbaud ne
    remettra les pieds (surtout le gauche), en métropole, qu’en mai
1891. Il n’y a
    en effet, Monsieur Ferrand, ni allers, ni retours, ni transits d’Arthur R.,
    en France, entre 1879 et 1891. Tout biographe du poète (de ce monde ou de
    l’autre) vous le confirmera aisément. 

Certes, en 1891, Anne-Marie (qui a
    22 ans) devient Liane de Pougy, la coqueluche de la plaine Monceau et du
    Bois réunis, mais cette année-la, bêtement, Rimbaud
(toujours inconnu du grand
    comme du demi-monde) sera trop occupé à mourir pour se soucier d’autre
    chose. A sa décharge, il n’avait jamais eu, sa vie durant, un excellent
    sens des priorités, ni su rouler dans la bonne ornière.

    Sans doute est-ce pour cela qu’il n’a jamais pu devenir
    journaliste (à canulars ou non) 



    Circeto

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