Alep : la honte et les limites de l'indignation, par Emmanuelle Eddé

Le degré de souffrance et de solitude que vivent les populations syriennes d’Alep et d’ailleurs, nous déshumanise. Où trouver les mots qui disent notre effroi, notre honte, notre impatience à voir cet enfer cesser, sans être dans l’indécence d’une indignation personnelle qui n’a pour réel effet, que de nous consoler de notre impuissance?

Le mérite du “nous avons honte” par rapport au “j’ai honte” c’est qu’au pluriel la formule perd, ne serait-ce qu’un peu, de sa vanité, gagne, ne serait-ce qu’un peu, de valeur éthique. Elle nous oblige à mesurer,…

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